Spoiler : le Guide du Jeune Actif arrive !

Cela fait maintenant plusieurs mois que je traîne sur les forums en tout genre autour des sujets FIRE/Finances personnelles/Investissements et j’ai remarqué de nombreux sujets sur le lancement dans la vie active. Comment quitter le domicile parental et démarrer sa propre vie de jeune actif, enfin ?

Puisque je suis passé par là il y a presque deux ans et que j’aurais adoré trouver une sorte de guide pour m’aider à ne pas (trop) faire d’erreurs, je me lance. Oui monsieur ! Je lance mon guide du jeune actif. C’est une idée que j’ai depuis un bout de temps maintenant et j’ai décidé de passer à l’action. Ce sera mon p’tit cadeau de fin d’année (ou de début, en fonction de mon avancement..).

Pour vous faire patienter, je vous présente trois extraits : deux sur la partie LOGEMENT et un troisième sur la partie IMPÔTS.


« I. Trouver un logement

Le logement parfait n’existe pas. Pour commencer, faites le point sur vos envies et vos besoins. Comme pour la recherche d’un job, je conseille de faire un tableau avec trois colonnes : la colonne « Idéal » tout à gauche, la colonne « C’est mort » tout à droite et au centre la colonne « Acceptable » pour déterminer votre cible. Sur chaque ligne, définissez vos critères : localisation, surface, loyer, etc.

Aussi, ouvrez vos champs des possibles. Il existe une grande variété de logements :

Le Studio/T1/T2

Un studio c’est une pièce principale qui fait office de salon/salle à manger/chambre/cuisine. Un T1 équivaut à une pièce principale + une cuisine séparée. Enfin, un T2 correspond à une chambre + un salon/salle à manger + une cuisine séparée. Chaque logement est unique : on peut trouver une petite surface très bien agencée comme un T2 sombre et cloisonné. Donc il n’y a pas que les m² qui comptent.

> Se Loger, Le Bon Coin, PAP, Bien’Ici, Louer Agile

La colocation

Habiter avec des étudiants et/ou des jeunes actifs et/ou des seniors. Cette solution a son lot d’avantages comme d’inconvénients.

> Bailti, Cooloc, A Partager, La Carte des colocs, groupes Facebook


Pour ces deux options, c’est le parcours du combattant dans certaines villes. Voici quelques règles à suivre :

  1. Préparez votre dossier de locataire en amont avec toutes les pièces . Celle qui fera la différence : la fiche Locataire avec vos infos et votre photo.
  2. Vérifier votre solvabilité : vous et/ou votre garant doit gagner au moins trois fois le loyer hors charges en net avant impôts (en tout cas c’est ce qu’exigent les agences). Cela vous permettra de définir votre budget.
  3. Installez toutes les alertes possibles sur les sites proposés juste au-dessus
  4. Soyez ultra réactif : décrochez votre téléphone à tous les coups de fil et soyez prêt à venir visiter la soir même

La colocation intergénérationnelle

Un ou plusieurs jeunes habitent chez un senior. Le loyer est très bas voir nul, en échange d’une présence et/ou de services. Parfait si on est en classe prépa à taffer 24/7, mais moins cool quand on est en école avec un rythme un peu beaucoup plus light. Une manière de faire du social également pour ceux qui ont cette sensibilité.

> Ensemble2Générations, Toit chez Moi.

La coliving géant

Une quinzaine de colocataires cohabitent ensemble dans la joie et la bonne humeur. Ce sont généralement des colocations hype qui sont mises en avant par une bonne couche de marketing. Les loyers sont dans la fourchette haute mais en échange il y a des espaces de vie sympas et plein de services (Netflix, PS4, etc.).

> Chez Nestor, La Casa, Colonies, Sharies, Bikube de Vinci Immobilier. »


« III. Payer son premier loyer

En général, le loyer est indiqué « CC » ou « charges comprises ». En fait, un locataire paie un loyer et une « provision sur charges ». Cette provision est une avance par rapport au total des charges que va devoir payer le propriétaire sur l’année. Une partie de ces charges peuvent être récupérées sur le locataire (ce n’est pas obligatoire, mais les proprio n’ont aucune raison de ne pas le faire).

  • Le loyer : le tarif pour loger dans l’appart, fixé par le propriétaire mais parfois encadré par l’Etat français (plusieurs villes subissent un encadrement des loyers : Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, etc.).
  • Les charges : ce sont les charges de copropriété payées par le propriétaire. C’est, par exemple, le salaire du gardien, les réparations d’ascenseur, le chauffage collectif, la distribution d’eau froide/eau chaude selon la configuration, l’entretien courant de la copropriété tel que les jardins, redevance d’enlèvement des ordures ménages, taxes de balayage. Surtout demandez le détail des charges pour vérifier que le propriétaire ne vous mette pas une douille. Le montant est très aléatoire, ça peut être 30€ comme 80€. Le propriétaire a le devoir de régulariser la situation une fois par an : somme à verser en complément par le proprio si solde versé est positif par rapport aux dépenses annuelles, ou par le locataire si le solde est négatif.

Je vous déconseille de payer en espèces, préférez le virement : ce sera plus clean. La plupart des banques permettent de mettre en place un virement automatique, à faire généralement au tout début du mois style le 3-4-5. »


« I. Pourquoi des impôts ?

J’avais toujours associé « impôts » à « darons ». Tu gagnes du fric : impôts. Tu as du patrimoine : impôts. Donc pas vraiment un truc de d’jeuns.

Et bien, je ne veux pas faire flipper, mais vous paierez des impôts plus tôt que prévu. Dès que vous travaillerez en fait. Les apprentis en alternance ont encore un peu de chance, mais dès le premier contrat : bam! Ça vous tombe sur la gueule. Aux beaux jours, à la période des arbres en fleur (fin avril) vous recevrez la douce lettre siglée bleu-blanc-rouge.

Pour éviter toute douleur et tout déchaînement de haine, il faut prendre du recul et revenir à la question de base : « pourquoi je dois payer des impôts sur mon maigre salaire ? ». Tout simplement car c’est le business model de l’Etat français comme de plein d’autres Etats.

Les profs, les infirmier-es, les armes,… ça en fait des dépenses. Et étant citoyen d’un pays, vous acceptez de contribuer à financer les dépenses de cet état. C’est tout.

II. Mais je paie quoi en réalité ?

A premier abord, quand on parle d’impôts et de prélèvement à la source (« PAS » pour les intimes), on parle d’impôt sur le revenu. C’est ce qui finance les dépenses publiques : profs, gendarmes, postiers, armes de guerre, etc. Si vous souhaitez avoir le détail, le gouvernement a mis en place un site internet.

On distingue l’impôt sur le revenu, qui finance moultes dépenses, et la CSG ou Contribution Sociale Généralisée, qui finance la Retraite et l’Assurance Chômage. Bien qu’elle ne porte pas le nom d' »impôt », ça en est bien un puisqu’on nous le soustrait à notre salaire brut.

Mais pour éviter de pleurer, voyez ça comme un placement : vous placez un peu d’argent « au cas où » et pour plus tard. Les rageux ragent et vous diront « Chier! C’est mes impôts qui paient leur chômage ! ». Ceci est faux. N’importe qui qui travaille légalement en France place tout les mois un peu d’argent dans une tirelire. Il pourra se servir dans cette tirelire si un jour il se retrouve au chômage, et quand il arrêtera de travailler. »


Voilà, c’est tout pour aujourd’hui 😉 Ce guide complet abordera tous les sujets à connaitre quand on débute dans la vie active : contrat de travail , salaire, impôts, loyers, congés payés, épargne, … et il sera GRATUIT.

Je serais ravi de recevoir vos retours sur cet extrait ainsi que vos suggestion pour le guide, si vous souhaitez aborder des sujets précis. Vous pouvez soit laisser un commentaire juste en-dessous soit m’écrire à hello@epargnez-jeunesse.com